FONTAINE À AIR OU RESPIRATION DE LA TERRE

Collège Joseph d’Arbaud, Salon de Provence, France / Maître d’ouvrage : Conseil Général des Bouches-du-Rhône

À la demande d’un point fraîcheur, je propose une fontaine à air alimentée par un puits Canadien.
Notre planète est volontairement «anthropomorphisée», je veux créer une relation concrète entre les usagers et l’oeuvre.

 
PERSPECTIVE SCHÉMATIQUE DE L'ENSEMBLE
(éléments de surface + partie souterraine)
L'ÉNERGIE ET L'USAGE


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LA TECHNOLOGIE DU PUITS CANADIEN
Elle est utilisée pour la ‘‘FONTAINE à AIR ou Respiration de la Terre’’

Schéma d’un puits Canadien ou Provençal ‘‘normal’’

L'ÉNERGIE
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LE NEZ

La prise d’air, l’inspiration

L’air extérieur pénètre dans le puits canadien au niveau du nez

 

L'ÉNERGIE
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LA PAIRE DE POUMONS (souterraine)

L'air circule sur une longueur de 60m dans les canalisations du puit canadien ou provençal enterrées(à 1m50) en suivant le dessin d’une paire de poumons.

 

L'ÉNERGIE

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LA BOUCHE

Le déversoir de l’air, l’expiration.

L’air est ensuite soufflé au niveau d’une bouche devenue fontaine à air qui est réchauffé en hiver et rafraîchi en été.
C’est possible puisqu’elle a auparavant circulé dans le conduit du puits canadien à une profondeur ou la température du sol varie autour de 12°C toute l’année.

 

L'ÉNERGIE

 

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LA BOUCHE

Le déversoir de l’air, l’expiration.
La source de bien-être.
Le banc pour s’asseoir dans une atmosphère tempérée.

Pour une confrontation avec la natre vivante, la bouche a aussi un usage de banc sur lequel s'assoir dans une athmosphère tempérée par la géothermie, quelle que soit la saison.

 

L'USAGE
 
LA PAIRE DE POUMONS (De surface)

Dessin au sol d’un chemin initiatique, reproduisant la circulation souterraine de l’air du puits canadien.

Radiographie (pulmonaire) des forces invisibles mais puissantes qui agissent sous les pieds de ceux qui y cheminent dans la ‘‘vision’’ de notre interdépendance complexe avec le monde vivant.

Structure du jardin ou sont plantés des arbres figurant nos bronches (appelées en anatomie descriptive : arbre aérien).

 

L'USAGE
 
FONTAINE À AIR OU RESPIRATION DE LA TERRE

Perspective : vue depuis le batiment

 

 
FONTAINE À AIR OU RESPIRATION DE LA TERRE
Perspective : vue depuis la cour
 
 
FONTAINE À AIR OU RESPIRATION DE LA TERRE

Perspective : vue depuis la cour

 

 
FONTAINE À AIR OU RESPIRATION DE LA TERRE

Mes projets ont souvent deux faces, l'une tournée vers la nature par le biais de l’énergie, l'autre vers la société par le biais de l’usage.


Avec « Fontaine à air ou respiration de la terre »
- Je modifie notre pensée et notre action sur la nature avec une technique du développement durable qui relève de la géothermie : un puits canadien ou provençal.
- Par l’usage proposé, je confronte chacun à la vision d'une nature vivante dont il expérimente les régulations et les diversités alors que l'homme s’est habitué à un univers d'objets destinés à être manipulés, à être consommés et à être épuisés.


Énergie
Pour une modification de notre pensée et de notre action sur la nature, je propose d’anthropomorphiser le fonctionnement simple en trois étapes du puits canadien ou provençal:


1 : L’air extérieur pénètre dans le puits canadien par le nez prise d’air.
2 : Cet air circule sur une longueur de 60m dans les canalisations enterrées en suivant le dessin d’une paire de poumons.
3 : L’air est ensuite soufflé au niveau d’une bouche devenue fontaine à air qui est réchauffé en hiver et rafraîchi en été. C’est possible puisque à cette profondeur, la température du sol varie autour de 12°C toute l’année.


Usage
Pour une confrontation avec la nature vivante, la bouche a aussi un usage de banc sur lequel s’asseoir dans une atmosphère tempérée par la géothermie quelle que soit la saison.

Pour la vision de notre interdépendance complexe avec le monde vivant (dont la mort signifierait notre mort), la paire de poumon souterraine est projetée en surface par le dessin d’un chemin. C’est la radiographie (pulmonaire) des forces invisibles mais puissantes qui agissent sous les pieds de ceux qui y chemineront.


Pour aller encore plus loin dans l’objectif apaisant, civilisateur, et dans le sens d’une poétisation de la vie, ce chemin initiatique sera le plan d’un jardin dans lequel la végétation fera référence aux bronches de nos poumons (appelé en anatomie descriptif : arbre aérien)


Les Trois dialogues :

« L'inséparabilité de l'idée du cheminement réformateur et d'une métamorphose permettrait de concilier l'aspiration réformatrice et l'aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l'espérance sans laquelle aucune politique de salut n'est possible. » Edgard Morin


Le dialogue avec l’oeuvre passe par l’énergie trouvée sur le lieu. Les occupants de l’oeuvre sont reliés à la nature en passant par une technologie qui répond à un réel prolongement de cette nature vivante respectée.


J’ai aussi conçu cette sculpture pour que le dialogue passe par l’usage. Je sollicite de manière active les « regardeurs ». Pour cela, je crée un dispositif dont l’usage les conduit au plaisir d’expérimenter une métaphore poétique. Je travaille ainsi pour que les éléments artistiques et techniques se répondent dans une logique
interne.
C’est primordial pour une oeuvre concrète qui permette une manipulation imaginaire symbolique. Ils pourront ainsi s’approprier l’oeuvre de manière simple, intime et spontanée.


Le dialogue de la métamorphose.
Voici une comparaison de ce projet avec les sculptures lumineuses de l’artiste américain Dan Flavin dans les années 60. En effet en choisissant des tubes fluorescents pour travailler l’énergie commune de son temps, il ne met pas en scène, la centrale nucléaire, le barrage, les pylônes électriques ou autres dispositifs indispensable à l’alimentation de sa sculpture. Alors qu’avec « Fontaine à air ou respiration de la terre» je mets en avant tout le
processus énergétique utilisé.
Cette démarche est fondamentale car elle souligne, à 50 ans d’intervalle, la relation différente que les hommes entretiennent avec leur environnement: les sculptures de Dan Flavin correspondent à une perception des objets et des technologies des années 60, tandis que « Fontaine à air ou respiration de la terre» est celle de cette aire nouvelle qui s’ouvre devant nous.


J’y vois ici l’amorce d’un dialogue avec le futur. Un dialogue possible simplement « en prenant l’air » au jardin.

ISABELLE PLAT

 

 
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